Archives pour la catégorie Malaisie – Singapour

Coup d’oeil dans le rétro : retour sur le séjour en Malaisie

Le 12 septembre, Charline et moi avons décollé de Paris direction Kuala Lumpur, capitale de Malaisie, première étape du voyage avant l’arrivée en Nouvelle-Zélande, le 2 octobre. En 18 jours, nous avons fait une boucle de Kuala Lumpur à Kuala Lumpur en passant par Singapour.

  •  Kuala Lumpur, 2 jours

En adeptes du Couchsurfing, nous arrivons chez Khizanif homme d’affaire d’une quarantaine d’années, vivant à une dizaine de kilomètres du centre de KL. Khizanif se charge de nous faire un accueil gastronomique mémorable, notamment dans un restaurant de fruits de mer. Ça tombe bien, manger tout ce qui ce peut l’être, ou presque, était l’un de mes objectifs personnels en Malaisie.
La ville de Kuala Lumpur en elle-même ne nous a pas emballées. Sans doute le choc du climat chaud humide de la Malaisie, le jet-lag (6h), mais aussi la confrontation avec une ville faite de buildings vertigineux, d’une circulation folle, d’une quantité de publicités à vous en donner la nausée… Sans doute sommes-nous restées trop dans le centre de la ville elle-même et aurions dû consacrer une journée à l’exploration de ses alentours.

Kuala Lumpur de nuit. Dans le fond les Petronas Towers

Kuala Lumpur de nuit. Dans le fond les Petronas Towers.

  • Malacca (Melaka en malais), 3 jours

Ville au passé riche et à l’architecture intéressante. Gros coup de cœur pour le quartier historique « Chinatown » et ses bâtiments rouges, parfois classé au patrimoine de l’Unesco, parfois pas. Apparemment ce serait selon les années, je n’ai pas tout compris.

Dans les rues du "Chinatown"

Dans les rues du « Chinatown » de Malacca.

Côté découvertes culinaires, j’ai testé des pâtisseries au durian. (Un jour, quand j’aurai réussi à les monter, je publierai les vidéos-test des dites pâtisseries) et le chicken riceball, spécialité locale.

Chicken & rice balls, une spécialité de Malaka

Chicken & rice balls, une spécialité de Malacca

Beaucoup d’activités sympas et de rencontres avec d’autres voyageurs de la guest house, établissement hautement recommandable pour sa convivialité. Entre le volley et le vélo de nuit au bord de la mer à Malacca et manger du poulet tandoori (avec un rapport qualité/prix imbattable), les soirées s’écoulent trop vite et nous regrettons de ne pas pouvoir rester plus longtemps. Nous avons aussi fait comme 90% des touristes du coin :  un tour en trishow avec un guide s’exprimant dans un anglais très approximatif et un accent à ôter tout complexe à un Français.

Trishow patriote dans les rues de Malacca

Trishow patriote dans les rues de Malacca

    • Johor Bahru, 1 jour

Johor Bahru, ville frontière entre la Malaisie et Singapour, est l’exemple même d’étape non prévue dans un programme mais qui se révèle finalement  très sympa.  Alors qu’à Malacca nous n’arrivions pas à trouver un contact de couchsurfing à Singapour, j’entre par hasard en contact avec Antoine, via Twitter. Ce jeune voyageur réunionnais, ancien étudiant en cinéma, n’avait pas posé son sac à dos depuis trois ans et venait justement de choisir de se sédentariser à Johor Bahru. Il nous propose de nous héberger lors de notre passage dans la région.
Cette rencontre avec quelqu’un qui a autant voyagé et vécu de d’expériences incroyables fait beaucoup de bien. Ces discussions n’ont fait que renforcer mon impression qu’en voyage indépendant le champ des possibles est plus large qu’on ne le pense. Pas mal de culot mais aussi d’attention à ce qui nous entoure et une vraie envie de découvrir l’autre ouvre beaucoup de portes, au sens propre comme au figuré. Le lendemain de notre arrivée, nous laissons une bonne partie de nos affaires chez Antoine et prenons la direction de la frontière avec Singapour.

Concernant la ville de Johor Bahru elle-même, on peut dire qu’elle a pour principal intérêt de permettre, là encore, de s’éclater culinairement sans se ruiner et de loger à proximité de la frontière. En dehors de cela nous n’avons rien perçu de très emballant. L’impression d’une ville-frontière type, sorte de banlieue moyennement proche d’un pays plus riche, sans charme et avec un taux de criminalité un peu plus élevé qu’ailleurs en Malaisie. Mais un voyage au pas de charge comme l’était le nôtre ne permet pas souvent d’aller au-delà des apparences et sans doute avons nous loupé des choses.

  • Singapour, 2 jours :

Pour moi, Singapour ressemble à Kuala Lumpur, en mieux. Cette ville/état/île est elle aussi une véritable course à qui aura le plus gros building, mais elle offre par ailleurs une végétation abondante qui permet de ne pas ressentir l’étouffement de Kuala Lumpur.

Des voitures, des buildings et beaucoup d'arbres gigantesques.

Des voitures, des buildings et beaucoup d’arbres gigantesques.

Pour reprendre les propos d’Antoine à ce sujet, Singapour peut donner l’impression d’une ville telle que celles décrites dans certains romans de science-fiction : un mélange subtil de végétation luxuriante et de développement technologique de pointe. Par ailleurs, la mixité culturelle et religieuse semble mieux fonctionner ici qu’en Malaisie.

Du coup, Charline et moi ressentons une impression de cage dorée du au fait qu’il s’agit d’un état polissé/policié. Tout parait propre, étudié, sous contrôle. Caméras de surveillance omniprésentes, vigiles et policiers en quantité, rien n’est laissé au hasard dans cette ville ultra moderne vraie fleuron du capitalisme. Les prix sont sans comparaison avec ceux pratiqués en Malaisie et quasiment équivalents à ceux que l’on connaît en France et en Nouvelle-Zélande.
Tout se passe plutôt bien dans ce véritable meilleur des mondes, jusqu’à ce qu’en fin de journée, l’hôte avec qui nous avions un contact nous apprenne qu’elle ne pourra finalement recevoir qu’une personne et non deux. Étant donné qu’il est hors de question pour nous de se séparer, nous nous retrouvons donc à 19h dans les rues de Singapour, sans point de chute ni l’envie de se payer une nuit en guest house.

Comme la ville nous donne vraiment l’impression d’être en sécurité, nous passons en mode « J’irai dormir chez vous à Singapour » : nous démarchons directement des personnes dans la rue pour trouver quelqu’un acceptant de nous héberger pour une nuit.
D’abord très timides et maladroites dans l’approche (entre autre à cause d’une méconnaissance totale de la culture locale et l’impression d’être en total décalage avec l’ambiance de la ville), nous finissons par tomber sur un joyeux groupe de jeunes gens de diverses nationalités (chinoise, malaise, singapourienne). Cette fois-ci nous commençons par nous présenter, nous et notre voyage (leçon n°1 : montrer que nous ne sommes pas dangereuses), avant d’expliquer que nous cherchons à dormir chez l’habitant. En un coup de téléphone ils nous mettent en contact avec un ami à eux : Franck, trader français pour la Société Générale vivant ici en colocation.
Le chemin est long et compliqué pour atteindre cette nouvelle terre promise et  vers 23h nous arrivons chez Franck. Puantes d’avoir arpenté une bonne partie de la ville dans la moiteur sud-asiatique, mais néanmoins heureuses d’avoir trouver aussi facilement des gens suffisamment ouverts généreux  pour accepter de faire entrer chez eux deux parfaites inconnues. Franck et les autres, si par le plus grand des hasards vous lisez ces lignes, merci encore de nous avoir accueilli dans votre loft.
Le lendemain, reposées et propres, nous décidons de prendre le temps de faire ce que nous n’avons pas pu faire la veille et de repartir en milieu d’après-midi en direction de Johor Bahru.

Après la douane singapourienne, nous nous retrouvons à pied sur le pont reliant l’île de Singapour au continent. Une erreur de signalisation et d’aiguillage.
Au tiers du pont, le trottoir pour piétons s’arrête brusquement.


Agrandir le plan

(La flèche verte indique le pont que nous étions sensées traverser en cage à poulets bus et que nous avons finalement traversé à pied.)

Avec d’autres personnes pris au même piège de la signalisation, nous avançons en file indienne, tantôt frôlés par la circulation filant à à vive allure, tantôt doublant de longue files de véhicules coincés dans les bouchons. Nous essayons de faire du stop au milieu des émanations des pots d’échappements. Histoire de nous galvaniser un peu et de tenter de nous attirer la sympathie des automobilistes, nous jouons de notre principal atout : la french touch. Ce qui se résume à brailler du Piaf et du Brassens pour couvrir le brouhaha de la circulation. Sans succès. Nous arrivons néanmoins saines et sauves chez Antoine.

  • Pulau Perenthian, 3 jours

Initialement il était prévu que l’on fasse une halte à Cherating et qu’on y loge en couchsurfing, mais suite à différents imprévus nous enchaînerons finalement les bus (frigorifiques) en compagnie d’un couple de Français. Objectif : monter directement vers les îles Perenthian.
Après une nuit quasi-blanche (merci la clim…) nous arrivons à l’embarcadère de Pulau Perenthian au petit matin. A l’aube, cette séance de tape-cul dans le bateau et d’embruns dans la figure nous réanime à tel point que ça en est presque euphorisant.

Arrivée à l'aube aux îles Perenthian

Arrivée à l’aube aux îles Perenthian

Nous resterons en tout trois jours sur la plus petite des deux îles de Perenthian, entre eaux scintillantes et plage de sable blanc.
J’en profite pour faire l’attraction locale : une virée palme-masque-tuba dans quelques spots très touristiques mais néanmoins paradisiaques. Tenter de courser de jeunes requins, s’esquinter le mollet sur un récif (marque encore présente à ce jour) et surtout nager sur une dizaine de mètres accrochée à une tortue placide, relèvent quasiment du rêve de mioche exaucé. Durée : environ 3h. coût : 40 RM, soit un peu moins de 10€, le prix d’une place de ciné en France. Imbattable.

Ce qui fut nettement moins sympa est ce qui tomba dès notre retour sur le continent. Charline reçoit une très mauvaise nouvelle personnelle de France.
Pendant un temps, elle restera dans l’idée de tout de même poursuivre le voyage, en Malaisie et surtout en Nouvelle-Zélande. Or cette difficulté venant s’ajouter à d’autres déjà bien lourdes, elle décidera dans les jours suivants de rentrer en France.

  •  Cameron Highlands, 3 jours

L’étape suivante fut les Cameron Highlands, réputées pour leurs randonnées et ses cultures de thé.

Du thé, du thé et.. du thé.

Du thé, du thé et.. du thé.

La température est elle inversement proportionnelle à l’altitude. Une bénédiction pour moi, trop brutal pour Charline. Pendant 2 jours nous tenterons de faire rembourser l’intégralité des prix des billets d’avion de Charline. Mais les assurances ne couvrant pas correctement son cas, elle n’aura qu’un remboursement très partiel ne sera pas remboursée et devra même payer en plus, ce qui rendra son retour encore plus difficile à avaler.

  • Kuala Lumpur, encore, 2 jours

A Kuala Lumpur, nous sommes hébergées par Fazz, malais de 29 ans, insomniaque et joueur de ukulélé.

KL_Fazz_web

Fazz, un super hôte couchsurfing.

Il parachève notre découverte de la cuisine malaise et aide à adoucir un peu le retour de Charline en France. Nous testons pour la première fois la baignade en piscine semi privée, toutes habillées, mœurs locales obligeant.

Au détour d'un jardin, un groupe de jeunes filles nous sautent dessus pour faire des phtoos de groupe. L'exotisme est une question de point de vue

Au détour d’un jardin, un groupe de jeunes filles nous sautent dessus pour faire des phtoos de groupe. L’exotisme est une question de point de vue

Une journée de visite de Kuala Lumpur, du quartier indien et des jardins à côté desquels nous étions passées (au sens propre et figuré) et Charline monte dans son avion. Je reste encore un jour à Kuala Lumpur avant de prendre le mien pour Auckland et entame dés ce moment mon voyage en solo, deux mois plus tôt que prévu.

A la Sentral Station de KL qui assure la correspondance train-avion :

Enregistrement du bagage. Le préposé : « Auckland, New Zealand ? » Répondre bêtement avec la banane « Oh yeaaah ! »

— Wasabi dans le kiwi (@wasabi_kiwi) 30 Septembre 2013

 

FacebookTwitterGoogle+EmailBlogger PostDiasporaWordPressPartager