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Douze kilos de bonheur et quelques brouettes

C’est parti.
Après le faux départ du 14 juillet dernier, avec un premier billet qui a mystérieusement disparu dans la nature, j’attaque enfin le blog. Il manque ici et là des machins et des bidules (cartes interactives, vidéos, etc.) qui feront peut-être leur apparition quand je n’aurai rien de mieux à faire. Autrement dit, je ne m’engage pas.

Passons à du concret. Aujourd’hui, le sac.
Initialement je voulais publier ce billet avant de partir. Mais vous savez ce que c’est, il y a toujours trente-six raisons de procrastiner au dernier moment. Comparer et re-comparer des assurances-voyages (indispensable à l’obtention du visa), des questions de banque qui prennent plus de temps que prévu (et pour certaines toujours pas résolues), détails à éclaircir avec l’immigration kiwi, etc. Des broutilles vous dis-je.

Ceux qui ont suivi mes neuf mois de préparation d’avant départ et tout ceux qui bourlinguent régulièrement encore davantage, savent à quel point la question du sac fut/est centrale quand on ne connaît pas la durée exacte du voyage. Un sac c’est un peu la maison du voyageur, à la différence qu’elle est sur son dos. Or, lorsqu’on n’atteint pas les soixante kilos même toute mouillée et qu’on plafonne à 1m65, le choix de ce qu’il est indispensable d’embarquer est crucial. Une bonne maîtrise et une bonne répartition de la charge sont également nécessaires sous peine de finir rapidement bloquée du dos. Bonr : les séances de kiné chez les kiwis sont mal prises en charge par la plupart des assurances de voyage. J’ai donc jeté mon dévolu sur un sac Deuter 55+10, dont je suis pour l’instant totalement amoureuse. (Rendez-vous dans quelques semaines/mois pour voir si c’était en réalité une idylle passagère ou bien le début d’une relation longue et fusionnelle).

Mon objectif était de ne pas dépasser les quatorze kilos et si possible de rester sous la barre des treize kilos. Mon visa pour la Nouvelle-Zélande étant de douze mois, j’aurai largement le temps d’exploser cette limite pondérale ainsi que les sangles du sac. Rien ne sert de courir, surtout avec sa maison sur le dos.

Dans mon sac, avant le départ de Grenoble, il y avait : des chaussettes diverses et variées, des t-shirts en merino ou anti-UV, deux objectifs d’appareil photo, un couteau suisse, une poche à eau d’un litre, un jeu de société qui ne nécessite pas de savoir parler français, un drap en soie, une pharmacie pleine à craquer, un raton laveur, une polaire hyper compactable, un Gépalémo (merci Pierre et Guillaume), une moustiquaire (imprégnée par mes soins et par un répulsif). Etc.

Contenu du sac, avant le départ

Bref, du beau bordel.

Et c’est ainsi que le 12 septembre à 10h et quelques, la balance de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle indiquait glorieusement :

12 kilos

Ta-daaam !

Alors que je dissertais crânement de l’art de faire un sac léger et complet avec la personne chargée d’enregistrer mon bagage, Charline a objecté qu’elle était peut-être détraquée. La balance. Et elle (Charline) ajoute aujourd’hui : « Sachant que tout le poids [matos photo, ordi, bouquins] était dans les bagages de cabine, dont le mien, hein, ça m’étonne pas qu’il fasse seulement douze kilos…« .

Comme dirait Boulet, « Lourd est le parpaing de la réalité sur la tartelette aux fraises de nos illusions« .

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